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Le Conseil fédéral soutient les analyses d’aptitude privées


Le Conseil fédéral s’est penché sur la question de la sélection des apprenti(e)s à la fin de l’année 2017. Il s’agissait de s’occuper d’une offensive parlementaire portant sur les analyses d’aptitude spécialisées par métier. Tout comme en 2010, le gouvernement est clairement convaincu que « les analyses d’aptitude livrent un véritable historique quant aux compétences et permettent de comparer les candidats de manière objective ». Renoncer à une analyse d’aptitude dans la sélection d’apprenti(e)s peut compliquer les choses. De plus, les élèves avec des moyennes scolaires plus faibles sont souvent pénalisés lors de la recherche de place d’apprentissage, nous confie le Conseil fédéral. « Les entreprises formatrices ont un intérêt à mieux connaître leurs futur(e)s apprenti(e)s et se basent sur de nombreux instrument pour ce faire durant la sélection. »

Nous saluons cet aveu de la politique concernant les analyses d’aptitude spécialisées par métier. Grâce à de nombreux outils, le choix d’apprenti(e)s est devenu nettement plus professionnel durant ces dernières années. Et ce n’est pas seulement dans l’intérêt des jeunes : notre grande expérience nous confirme que les entreprises qui effectuent leur sélection de manière réfléchie réduisent le nombre d’interruptions de contrats d’apprentissage.

  • Lisez ici l’avis du Conseil fédéral ci-dessous.
  • Vous désirez retrouver un certificat dans vos futurs dossiers de candidature ? Rendez les jeunes attentifs à ceci dans vos annonces de postes vacants.
  • Vous êtes intéressés au contenu de ces analyses ? Rendez-vous ici. Les prochaines séances d’information et journées test pour les formatrices et formateurs seront bientôt en ligne.

 

Prise de position du Conseil fédéal du 22.11.2017

Il est dans l'intérêt des entreprises formatrices d'apprendre à mieux connaître leurs futurs apprentis. De ce fait, elles recourent à différentes mesures telles que les journées d'information, les stages « découvert » , les entretiens et les tests internes. Les tests d'aptitude présentent plusieurs avantages: vue d'ensemble des compétences acquises, évaluation objective des candidats, appréciation et comparaison des notes des bulletins scolaires délivrés par les différentes écoles.

Le fait de renoncer à ces tests d'aptitude pourrait rendre plus difficile la sélection des futures personnes en formation. De plus, les jeunes issus d'écoles attribuant en moyenne des notes plus faibles pourraient être désavantagés lors de l'attribution des places d'apprentissage. Néanmoins, ces tests d'aptitude peuvent aussi fausser l'image des candidats de langue étrangère.

1./2. En tant qu'employeur, la Confédération souhaite également évaluer les dossiers de candidature sur la base de critères objectifs. L'administration fédérale centrale souhaite donc maintenir les tests d'aptitude payants, tout en assumant elle-même les frais s'y rapportant. L'Office fédéral du personnel met à la disposition des entreprises formatrices de l'administration fédérale centrale un test d'aptitude pour les candidats sélectionnés et prend les frais à sa charge. De la sorte, les candidats ne subissent pas le contrecoup financier des tests d'aptitude. Certaines entreprises formatrices remboursent ces frais après la conclusion du contrat d'apprentissage.

3. La Confédération pilote des entreprises centralisées et juridiquement indépendantes, telles que Swisscom et la Poste, et leur assigne des objectifs stratégiques. En revanche, elle n'a pas d'influence sur le domaine opérationnel. Dans le cadre des objectifs en matière de personnel, le Conseil fédéral attend des entreprises qu'elles mettent en oeuvre une politique du personnel socialement acceptable et une formation professionnelle initiale moderne. Aucune directive particulière en matière de recrutement n'est par contre imposée à ces entreprises.

4./5. La Confédération se félicite du fait que des entreprises formatrices privées suivent son exemple et prennent en charge les frais des tests d'aptitude. Selon elle, une intervention étatique dans ce domaine n'est cependant pas appropriée. Aujourd'hui, de nombreuses entreprises prennent déjà à leur charge les frais des tests des candidats avec lesquels elles ont conclu un contrat d'apprentissage. En outre, il existe depuis 2009 un outil gratuit d'évaluation des compétences (Nantys Kompass).

6. Les enseignants sont spécialement formés pour orienter les élèves et les préparer à accéder à une formation professionnelle initiale ou à entrer dans une école postobligatoire (règlement du 26 août 1999 concernant la reconnaissance des diplômes de hautes écoles pour les enseignantes et enseignants du degré secondaire I de la CDIP, art. al. 2b). De nombreuses offres gratuites sont également disponibles au niveau cantonal: cours de préparation au choix d'une profession, centres d'information professionnelle, orientation professionnelle et offres transitoires. Ces mesures sont complétées par des programmes de coaching, de mentorat et de « case management ».

7. Le Conseil fédéral n'est pas compétent pour augmenter le nombre de stages « découverte » au sein des entreprises formatrices. Ces dernières peuvent décider librement des procédures de recrutement. Des interventions étatiques dans ce domaine pourraient réduire la volonté des entreprises de former des apprentis et seraient donc contreproductives. De plus, si la qualité des stages « découverte » est déterminante du point de vue de la Confédération, l'augmentation du nombre de ces stages ne conduirait pas nécessairement à une amélioration de leur qualité.

Quelle: www.parlament.ch

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